Ben Gazzara (1930-2012). Extrait de l’émission Cinéma, cinémas diffusée le 3 avril 1985.
Gustav Leonhardt (1928-2012). Jean-Sébastien Bach, Prélude et Allegro en mi BWV 998.
Avec sa progression harmonique acrobatique, Ladies in Mercedes de Steve Swallow n’est pas précisément le genre de standard qu’on sifflote sous la douche. La chanteuse Norma Winstone avait relevé le défi d’y adjoindre des paroles ; mais sa version est surclassée par celle de Tina May, qui empoigne le thème sur un tempo plus vif et en tire un tour de force renversant, d’une justesse et d’une précision rythmique sans faille. L’accompagnent Dave Newton (p), Dave Green (cb) et Clark Tracy (bt). La pièce, parue sur l’album Fun (épuisé), est reprise sur la compilation Early May (33Jazz).
Toujours eu un faible pour le jazz à trois temps : Shadow Waltz par Sonny Rollins, Valse Hot par Max Roach, et ma préférée, Blue Daniel de Frank Rosolino, dont voici deux belles versions.
1. Richie Kamuka (st), Joe Gordon (tp), Victor Feldman (p), Monty Budwig (cb), Shelly Manne (bt). 24 septembre 1959.
2. Julian Cannonball Adderley (sa), Nat Adderley (cornet), Victor Feldman (p), Sam Jones (cb), Louis Hayes (bt). 16 octobre 1960.
Extrait de The Dick Cavett Show (5 septembre 1969). Toujours vert et gaillard à un mois de son soixante-dix-neuvième anniversaire, Groucho interprète sa chanson fétiche Lydia the Tattoed Lady, créée dans le film At the Circus (1939). Paroles d’Edgar Ypsel Harburg, musique du grand Harold Alden, rimes milliardaires dignes de Boby Lapointe (« torso / more so / adore so » ; « tell her where / Delaware » ; « Amazon / pajamas on »). Bien entendu, la voix s’est voilée, mais l’économie et la sûreté dégagée du jeu de scène, de la gestuelle et du regard restent incomparables et témoignent d’un formidable métier. C’est à la fois drôle et émouvant, et un remède idéal aux coups de bourdon.
Répondeur psychiatrique.
Julie Driscoll, Season of the Witch (1968).
The Name of the Game (1966). Annexe à Génériques.